Pour qui ?

Tout d’abord nous allons voir comment se déroule une consultation :

L’ostéopathe commence sa consultation par un interrogatoire du patient et un examen approfondi de ses bilans médicaux dans la limite de ses compétences, de ses connaissances et en partenariat avec le médecin traitant.

Grâce à des tests palpatoires spécifiques, l’ostéopathe va évaluer l’état des lieux qualitatif du patient. L’ostéopathe va investiguer manuellement le corps du patient dans ses capacités à se déformer sous la contrainte. Cet état des lieux n’a rien d’un diagnostic médical mais il représente :

  • La qualité des tissus

  • L’adaptation du corps aux contraintes subies (qu’elles soient physiques, psychiques, environnementales, épisodiques)

Qu’est-ce qui fait qu’une structure est mobile si ce n’est sa capacité à s’adapter aux contraintes subies et à pouvoir se déplacer ou se déformer ?

Cet état des tissus est ou n’est pas en relation avec une pathologie, ce qui fait que l’ostéopathe ne traite pas les pathologies ou les maladies du patient mais le patient lui-même avec ou sans maladies.

Ainsi, il n’est pas nécessaire d’être malade pour être suivi en Ostéopathie. C’est là le rôle préventif de celle-ci. Toute perturbation de l’équilibre mécanique des tissus peut être à l’origine de perturbation sur tout un ensemble de systèmes à différents niveaux d’échelles spatiales et temporelles

L’abord thérapeutique très doux, non manipulatif, lui permet de traiter des patients présentant des pathologies diagnostiquées et prises en charges médicalement sauf si sa thérapeutique entre en conflit avec celle-ci.

Par exemple : En quoi un patient présentant une tumeur traitée en chimiothérapie doit-il être exclu d’un traitement ostéopathique non manipulatif ?

Pour cela les mains du praticien vont chercher, trouver et par la suite réharmoniser l’ensemble des structures tissulaires perturbées dans leur qualité.

Le geste ostéopathique est doux, indolore et fait appel à la capacité d’auto organisation propre des tissus. Les interventions manuelles de l’ostéopathe vont stimuler les systèmes physiologiques du corps humain, en ayant la possibilité d’agir sur tous les tissus corporels à sa portée.

Selon les cas à traiter, les temps de traitement seront différents. Pour une pathologie aiguë (séquelles d’entorse, par exemple), une à deux consultations peuvent suffire. Pour une pathologie chronique, le traitement pourra être plus long. Il est en effet erroné de penser que la sédation de la douleur signifie la guérison.

L’anamnèse

C’est le récit des antécédents du patient.

L’anamnèse est synonyme d’histoire de la maladie, et retrace les antécédents médicaux, l’historique de la plainte actuelle, l’histoire de vie du patient, avec les résultats des différentes explorations déjà faites et les traitements entrepris. Elle est recueillie en général à la suite d’un interrogatoire mené par l’ostéopathe auprès du patient ou de l’un de ses proches. Elle est le premier élément de l’examen ostéopathique proprement dit.

Le motif de la consultation n’est pas forcement l’élément clé de l’anamnèse et d’autres évènements doivent être mis en évidence dans le dossier.

En plus des questions posées par l’ostéopathe au sujet de ces symptômes, l’anamnèse peut être orientée :

  • En fonction des systèmes d’organes touchés. (Par exemple : système cardio vasculaire, neurologique, etc.)

  • Par zone (tête, thorax, membres, etc.)

  • Chronologiquement (de la naissance au jour de la consultation)

L’interrogatoire doit être également répété, des notions importantes pouvant apparaître ou se préciser, voire se révéler contradictoires avec d’autres éléments.

L’anamnèse s’étend au domaine psychique, social. Il est important de ce fait, de faire le lien – si possible – avec d’autres événements de vie qui pourraient avoir eu un lien de causalité ou une importance d’ordre chronologique.

Cette anamnèse ne permet pas d’établir un diagnostic – quel qu’il soit – mais d’assurer la sécurité du patient lors d’une suspicion d’une problématique ne dépendant pas des compétences de l’ostéopathe permettant ainsi de renvoyer le patient vers d’autres obédiences médicales.

L’examen physique

Il comporte plusieurs phases établissant une sorte  » d’état des lieux  » initial du patient.

  • le bilan de forme et de densités tissulaires

  • le bilan des attractions tissulaires

  • le bilan de la vasomotion tissulaire

  • le bilan de mobilité physiologique tissulaire

  • le bilan de compliance des tissus

  • une analyse de résultats de ces différents bilans (corrélée à l’histoire de vie)